Ecrire pour vendre

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Depuis quelques jours, je me pose une question existentielle.

Faut-il écrire pour vendre?

Ou ne peut-on pas se contenter de partager ses textes gratuitement?

D'un point de vue économique, je n'ai pas besoin de vendre. Je travaille. Je touche un salaire. Je ne suis donc pas dans le besoin. La vente ne s'impose pas.

D'un autre côté, vendre ses livres peut apporter une certaine forme de reconnaissance. Mais le jeu en vaut-il la chandelle quand on ne posséde pas un égo surdimensionné?

Cela vaut-il la peine de passer du temps à vendre quelques exemplaires de son livre?mechant loup

Créer une couverture acceptable.

Assurer la promotion.

Participer à des salons.

Organiser des séances de dédicaces.

Collaborer avec Amazon, le grand méchant loup, qui reste la meilleure solution pour la vente en numérique alors que j'évite de leur acheter des livres, préférant l'accueil de ma librairie à la froideur d'un site dont l'algorythme me propose des lectures choisies à partir de mes précédentes consultations. Sans parler de la tendance de cette marque à ne payer qu'un minimum d'împots.

Gérer un stock de livres brochets dont personne ne voudra en dehors de quelques gentils admirateurs. Qui accepte de payer vingt euros pour le livre d'un inconnu? Pas moi.

J'écris pour le plaisir et, accessoirement, pour m'occuper, n'étant pas débordé par mon travail.

Le quoitidien, mes lectures et l'actualité m'inspirent.

Mon dernier roman La Lignade a été diffusé gratuitement sur mon site et sur celui de monbestseller où il a reçu un accueil chaleureux.

En revanche, il est resté dans les tréfonds d'Amazon, faute de lecteurs. La couverture n'est pas terrible. Le public n'est peut-être pas le bon. Est-ce grave? Non.

J'envisage donc de diffuser mes prochains romans gratuitement dans l'attente d'une éventuelle édition papier sous une forme qui reste à trouver, aucune solution ne m'ayant pour l'instant satisfait.

Selon l'adage, tout travail mérite salaire. Mais, pour moi, l'écriture n'est pas un travail.