Pourquoi chercher un éditeur?

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Après deux années de tergiversations, je suis arrivé à un constat. L’auto-édition n’est pas faite pour moi, ou plutôt, je ne suis pas fait pour elle.

L’édition est un métier que je ne peux pas improviser ni apprendre, faute de temps.

 

Pendant ces deux ans, je me suis heurté à plusieurs difficultés, pour l’instant insurmontables :

 

La couverture

Je me suis équipé d’un Nikon 5600, puis d’un objectif à focale fixe qui m’ont aidé à comprendre quelques principes de base tels que la profondeur de champ ou l’ouverture.

 

Je me suis formé au logiciel Rawtherapee qui permet de retoucher les photos brutes (format raw). Il est ainsi possible de corriger le contraste, la lumière ou la balance des blancs.

J’ai étudié Gimp et ses calques.

 

Je prends des photos depuis toujours, sans pour autant en maîtriser l’ensemble des techniques. Mais j’apprends. Certaines de mes images illustrent les textes de mon site perso.

 

Des banques d’images sont disponibles sur Internet, certaines même libres de droits. Trouver celle qui correspond exactement à mon besoin est difficile, mais pas impossible. Il suffit de prendre le temps d’explorer les sites.

 

En admettant que je trouve une photo acceptable, l’essentiel me manquera, à savoir de bonnes connaissances en graphisme

Transformer une photo en couverture, digne de ce nom, est compliqué.

 

Il faut choisir la bonne image, bien cadrée, bien éclairée, qui donne envie de lire le livre, puis la bonne police de caractères, la bonne couleur, la bonne taille, le bon emplacement. Un tel cocktail réclame un minimum de doigté.

 

L’idéal serait de trouver quelqu’un qui prenne le temps de lire « Les mazurkas » avant de proposer une solution. Les quelques professionnels que j’ai contactés me demandent ce que je veux. Mais je ne le sais pas moi-même, faute de compétences. Quelle image tirer de mon roman ?

Tour à tour, j’ai pensé à un clavier de piano, à une piscine, à une plage. J’ai pris des dizaines de photos. À l’aide de Canvas, j’ai ensuite créé des couvertures. Mais aucune ne me convient. Je suis sûrement trop exigeant.

 

Le quatrième de couverture 

Résumer mon roman en quelques phrases relève pour moi de l’exploit. Je manque de recul. Trouver le mot juste qui saura attirer le lecteur. Faut-il mettre l’accent sur les personnages, sur l’histoire ou sur le contexte ? Autant de questions sans réponses.

 

Les quatrièmes de couverture des romans que je lis ne parviennent pas à m’inspirer.

 

Comment donner envie à l’hypothétique lecteur ?

 

Le stock 

Trouver un imprimeur ne semble pas compliqué. Beaucoup se sont lancés sur ce marché juteux, proposant des services à des tarifs plus ou moins justifiés.

L’auteur qui ne rechigne pas à payer peut donc imprimer son livre facilement pour se retrouver ensuite face à un nouveau dilemme.

 

Comment écouler son stock de livres ?

L’offrir à ses proches ?

Le vendre sur Internet et l’envoyer par la poste, accompagné d’une dédicace ?

Participer à des salons ?

Prier ?

 

Imprimer un livre n’est pas une fin en soi. Le rendre accessible aux lecteurs est mieux.

 

Le temps 

Mon temps libre n’est pas extensible. Je ne suis pas rentier. Je ne suis pas retraité. Je travaille. Même si je ne suis pas débordé. Chaque matin, je dois quitter mon domicile pour me rendre dans un bureau en échange d’un salaire. Et sur mon lieu de travail, je suis limité. Par exemple, je ne peux pas retoucher de photos ni rédiger des dédicaces. Je suis astreint à certaines tâches plus ou moins valorisantes.

 

L’écriture ne constitue donc pas ma principale activité. Outre le travail, j’apprends le piano, je prends des photos. À l’occasion, je cuisine, je jardine, j’écris et surtout, je lis. Tout écrivain doit lire. C’est primordial. Il doit également s’informer sur le monde qui l’entoure. Car l’écrivain est une éponge. Il absorbe. Il se nourrit de ce qu’il voit ou entend.

 

La promotion

Une petite pub pour promouvoir mon génial roman ? Une interview dans la matinale de France Inter ? Une page dans Télérama ?

Une fois que le livre est imprimé, l’auteur doit le vendre.

 

Peu de possibilités s’offrent à lui.

 

Une présence sur les réseaux sociaux reste indispensable. Mais l’expérience montre qu’un joli minois attire davantage l’attention qu’un crâne dégarni. Il faut savoir vendre son image, la sublimer, créer de l’évènement avec du rien. L’auteur doit promouvoir son livre tout en restant neutre. Il ne doit pas choquer ni déranger.

 

Un site Internet personnel peut parfaire l’image de l’auteur. Quelques photos. Un récapitulatif des publications. Une sélection de textes inédits. Un blog. Cette vitrine est utile. Tout le monde ne maîtrise pas la technique. Il faut alors s’offrir les services d’un professionnel ou se contenter du strict minimum.

 

J’ai la chance de connaître les bases du développement. Non seulement, je ne suis pas novice dans ce domaine, mais je dispose d’une aide précieuse pour m’épauler. En contrepartie, je ne suis pas complètement libre. Je dois utiliser Joomla. Wordpress serait préférable, mais cela m’obligerait à trouver un nouvel hébergeur et à repartir de zéro. Encore une fois, je manque de temps.

 

En plus du site, les plus geek proposent des vidéos pour expliquer leur démarche. Là encore, il faut connaître les bases de la réalisation, du montage. On ne peut pas s’improviser réalisateur. N’est pas Spielberg qui veut. Et le joli minois passera mieux.

 

Plus traditionnellement, certains préféreront l’article dans la presse locale ou la chronique dans un blog. Personnellement, je ne connais pas de journalistes.

 

Il peut être également possible d’organiser des séances de dédicaces dans les librairies indépendantes ou les enseignes culturelles telles que Cultura ou la Fnac.

 

Un ensemble de métiers

L’édition, la promotion et la vente de livres sont des métiers qui réclament du temps et des compétences dans de nombreux domaines.

 

Et encore, je n'ai pas abordé la question des relectures ni celle des corrections qui sont absolument nécessaires.

 

Je pourrais publier « Les mazurkas » sur Amazon, mais comme je l’ai expliqué dans un précédent article, cette solution ne me satisfait pas. D’une part, j’ai déjà tenté l’expérience avec « La Lignade » et d’autre part, je préfère éviter ce rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage.

 

J’envisage de retenter ma chance du côté de l’édition traditionnelle malgré mes précédentes tentatives infructueuses.