2019: Retour sur une année de transition

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2019, bilan mitigé

 

Dans la série, « qu’elle est longue et accidentée, la route tortueuse de l’auteur qui mène au lectorat ! », voici un bilan de l’année écoulée.

 

Je n'ai pas écrit beaucoup d'article en 2019 pour des raisons professionnelles. En effet, pour moi, l'écriture reste un loisir et je dois donc travailler. Mon job a beau être alimentaire, j'essaie d'évoluer. Je passe des concours administratifs que je dois préparer. En 2019, cela m'a pris beaucoup de temps pour un résultat mitigé. Un jour peut-être, je vendrai des millions de livres. Mais pour l'instant, je dois bosser en attendant cette fichue retraite qui ne cesse de s'éloigner à mesure que je m'en approche.

 

Question littérature, 2019 restera un exemple de ces années où il ne se passe pas grand-chose. On essaie. On attend. On espère. On rate. On apprend. Mais on n’avance pas beaucoup.

 

Petit rappel

 

En 2018, j’ai rédigé un roman intitulé « Les mazurkas » qui se déroule dans un futur proche. Une histoire éclatée sur plusieurs périodes, qui aborde différents sujets d’actualité.

 

Plusieurs cycles de corrections ont débouché sur une neuvième version que j’espérais définitive. Au bout d’un moment il faut savoir s’arrêter et passer à autre chose, l’écriture d’une autre roman, par exemple.

 

J’entamai donc 2019 en toute confiance avec une idée en tête : publier mon livre.

 

Comment faire ?

 

Envoyer mon manuscrit par la poste ? Déjà fait sur un précédent roman. Les quatre exemplaires envoyés ont disparu dans la nature.

Tenter l’auto-édition ? Trop chère et trop chronophage, pour un résultat limité.

Expérimenter un autre chemin ? Pourquoi pas ?

 

Deux expériences enrichissantes

 

En avant pour des solutions originales, à savoir une association d’auteurs locaux et une start-up innovante.

L’association s’est avérée peu dynamique, sa principale activité consistant à organiser des réunions mensuelles à des heures impossibles à respecter pour celui qui travaille (moi). J’exagère à peine. J’ai tout de même envoyé mon manuscrit à un soi-disant comité de lecture qui l’a refusé deux fois en raison des fautes d’orthographe.

 

Après plusieurs mois d’échanges, la start-up a, quant à elle, fini par me demander de réécrire entièrement les mazurkas malgré les éloges émises par les premiers béta-lecteurs. Bizarre !

 

 

Deux échecs

 

Dans les deux cas, je suis parti. Bye Bye.

 

Je ne refuse pas de corriger mes textes, bien au contraire, mais je réclame un minimum de respect pour mon travail. Ecrire n’est pas anodin. Cela réclame du temps et des efforts.

 

Dans les deux cas, je cherchais de l’aide, des échanges, des conseils et je n’ai rencontré que des malentendus qui auraient pu être évité avec un minimum d’informations dès le départ. Dommage !

 

Je dois reconnaître que les quelques remarques reçues ont été utiles. Elles m’ont permis de modifier légèrement les mazurkas en éclaircissant certains points.

 

 

Un nouveau roman

 

En 2019, alors que mes mazurkas piétinaient, j’ai rédigé le premier jet d’un nouveau roman.

 

Son titre :  Entre deux .

Son thème : L’identité de genre.

Son histoire : trop tôt pour la résumer.

 

Après plusieurs mois de pause (littéraire mais pas professionnelle), j’ai décidé de m’y remettre en tenant compte des deux expériences. Le deuxième jet avance.

 

Pour l’instant je garde les mazurkas sous le coude, en compagnie d’un précédent roman, faute de solutions acceptables. Je ne sais pas ce que je vais en faire. Mais j’aimerais les partager avec des lecteurs. Comment ? Mystère et boule de gomme.

 

En attendant, j’ai créé un groupe FB « L’écriture partagée » qui, comme son nom l’indique, est destiné aux auteurs qui souhaitent partager leurs textes.

 

Que sera 2020 ?

 

Rendez-vous dans un an.

 

 

A lire

 

Un article intéressant sur le salaire des auteurs.

Ecrivain est-il un métier ou un loisir?

"L'avenir de l'auteur: animateur socio-culturel?"

 

Isaac Asimov, le premier auteur que j’ai lu, était réputé pour ses mains baladeuses. Un article intéressant, compte tenu du contexte actuel qui interroge sur l’évolution des mentalités. Faut-il juger les artistes sur leur œuvre ou sur le personnalité, parfois discutables ?

"L'homme aux cent mains" : Asimov, adepte du harcèlement sexuel"

 

 

Ma lecture du moment

 

Les Testaments de Margaret Atwood

 

La suite de la servante écarlate. Trois personnages nous parlent de Gilead, devenu Galaad pour cette traduction. Comment le système totalitaire s’est-il mis en place ? Que deviennent les filles des épouses ? Comment s’organisent les opposants au Canada ?

Ce roman semble répondre à certaines questions que le premier livre posait. J’en suis à la moitié, et j’ai hâte de lire la suite.